Quand on est un jeune de moins de 20 ans et qu’on habite en France, et qu’on vous pose la question : « Pour vous l’entreprise, c’est quoi ? ». Ben vous répondez trois mots en spontané : « L’entreprise elle est dure, elle est cruelle et c’est une jungle. »

Ça c’est quoi ? C’est l’héritage d’une génération de quadras ../.. qui entretenait avec le travail un rapport sacrificiel.

Et c’est peut-être politiquement incorrect de le dire, mais la majorité des Français n’aiment pas travailler. Ils ne kiffent pas du tout, ce n’est pas du tout un accomplissement d’aller au boulot.

On vit pour les RTT, on vit pour les week-ends, on vit pour les vacances et surtout on vit pour la retraite. On perd sa vie à la gagner, cool !

Ils s’inscrivent dans un grand mouvement. Une tendance lourde de sociétés. Puisqu’avant c’était bien l’entreprise qui faisait l’honneur à un collaborateur de lui donner un travail. Et ce collaborateur qui dans une posture de subordination était redevable à l’entreprise de lui donner un job.

Ensuite la génération Y est arrivée et là on a effectivement un petit peu changé les règles du jeu. On est passé d’un rapport de subordination à un rapport de collaboration.

Et vous avez vu arriver dans l’entreprise des Y comme des « Lucky Luke » qui ont dit aux boîtes « Attend montre-moi un peu ce que tu as à me donner et je te dirai si j’ai envie de m’engager ». On est dans du deal, du « win/win », à court terme.

Et puis la génération Z en fait, elle achève cette transformation et qu’est ce qu’elle dit ? Elle dit que finalement ce n’est pas l’entreprise qui va me faire l’honneur de me donner un taff (travail), c’est moi qui vais faire l’honneur à une ou plusieurs entreprises de mettre à disposition mes talents et mes compétences.

Autrement dit le changement de paradigme est total, le centre de l’emploi, ce n’est plus l’entreprise, ça devient le Z.

Là où la génération Y était l’entrepreneur de sa vie professionnelle, le Z achève complètement la transformation, il est entrepreneur tout court de sa vie professionnelle. Il devient son propre boss (patron).

La plupart des métiers qui existeront dans le monde d’ici cinq ans n’existent pas encore. Alors que dit le Z ? Le Z dit alors :

Je ne comprends pas ? Dans un monde régit par l’obsolescence des compétences, où rien ne sera plus jamais pour jamais, à quoi ça sert d’avoir un Bac plus mille pour préparer un job qui n’existe pas encore ?

À quoi ça sert l’école ? À quoi ça sert le diplôme ? Comme une sorte de tampon indélébile, qui marque à vie une expertise ?

« Bonjour je m’appelle Roger, 55 ans, ISEAD 90. »

Le Z dit on est débile ou quoi ? Et là où la génération Y est entrepreneur de sa vie professionnelle, le Z dit qu’il sera entrepreneur de ma formation.

Ce texte est un extrait de l’intervention d’Emmanuelle Duez, une personnalité dont je vous invite à écouter ses nombreuses chroniques, interviews et autres interventions.

Car aujourd’hui 26 janvier 2016, c’est jour de « sport culturel national » : comprenez jour de grève. Au-delà des revendications « variables », il y a systématiquement lors de ces jours de grèves des symboles culturels forts :

  1. Des revendications pour maintenir un statu quo des manifestants,
  2. Des manifestants qui veulent des solutions de la part des gouvernants,
  3. Des gouvernants totalement dépassés face à un monde qui évolue plus vite que leurs idées basées sur des modèles « préhistoriques »…

L’évolution est là, le changement est permanent et nous ne pouvons plus nous permettre de perdre du temps à vouloir maintenir un statu quo. Car quoi qu’il arrive, le monde bouge et les changements se feront.

La question sera : avec ou sans vous ? Êtes-vous prêt à passer à l’action ?

Ce sujet vous interpelle ? Souhaitez-vous être accompagné face à ces changements ? PlancheContact vous propose la formation pour photographe professionnel « Photographe Entrepreneur ».

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